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Informations documentaires relatives à la Campagne pour
l’accès des femmes à la santé (CAFS/WAHC)
SOMMAIRE
Informations documentaires relatives à la Campagne pour
l’accès des femmes à la santé (CAFS/WAHC)
Contexte
Que projetons-nous de faire?
Elargir la campagne au-delà du Réseau du RMFDR
Ce que nous aimerions voir se réaliser:
Declaration d’Alma-Ata
Conférence Internationale sur les Soins de Santé
Primaires, OMS, 1978

Informations documentaires relatives à la Campagne pour
l’accès des femmes à la santé (CAFS/WAHC)
Réseau mondial des femmes pour les droits sur la
reproduction
De 2003 à 2005, le Bureau de coordination du RMFDR
coordonnera la Campagne pour l’accès des femmes à la santé en
étroite collaboration avec le Mouvement populaire pour la santé (MPS).
Les activités principales s’articuleront autour du 28 mai, Journée
internationale d’action pour la santé des femmes, sans toutefois s’y
limiter. Le Bureau de coordination produira du matériel de campagne pour
les membres du Réseau et d’autres groupes intéressés. Il s’impliquera
également dans des activités, rencontres et conférences organisées
dans le cadre de la campagne et tiendra les participantes régulièrement
au courant des événements s’y rapportant. Les rapports/articles
envoyés au Bureau de coordination seront communiqués aux autres
participantes de sorte que nous nous stimulions et nous tenions informées
les unes les autres. La campagne se concentrera sur les objectifs
spécifiques exposés dans la Déclaration d’Alma-Ata de 1978 (URSS)
relatifs à la réalisation de « la santé pour tous d’ici l’an 2000
». Elle montrera quels sont les thèmes qui font défaut à cette vision
en matière de santé des femmes. Ce faisant, nous ne ferons pas qu’éclairer
les points faibles de l’application de la Déclaration d’Alma-Ata;
nous montrerons aussi notre solidarité avec le concept de soins de santé
primaires, thème plus général défendu par le Mouvement populaire pour
la santé au cours des prochaines années. Lors de la rencontre de tous
les ministres de la Santé à l’Assemblée mondiale pour la santé en
mai 1999, l’appel à «la santé pour tous d’ici l’an 2000 », tel
qu’énoncé en 1978, a été reformulé en termes de « Santé pour tous
au 21e siècle » et les objectifs ont été reportés à 2020. Qu’est-il
advenu de la vision d’Alma-Ata?
Les concepts soulignés dans la Déclaration d’Alma-Ata
(1978) constitueront l’essence de trois appels à l’action
consécutifs (2003-2005). Le thème spécifique de la santé et des droits
sexuels et génésiques formera un point d’application venant renforcer
les revendications.
Le slogan de cette campagne de 3 ans, sera « la santé
pour tous - la santé pour les femmes ». La revendication essentielle est
que les soins de santé primaires soient donnés à toutes les personnes
et à tous les peuples du monde et qu’ils prennent en compte, en
théorie et en pratique, les besoins des femmes en matière de santé
sexuelle et génésique. Pour 2003, le slogan de la campagne s’adresse
aux gouvernements nationaux: « Gouvernements: prenez vos
responsabilités pour assurer la santé des femmes ». Les slogans pour
2004 et 2005 seront choisis en fonction des contributions des membres du
RMFDR qui ont exprimé la volonté de prendre part à l’évolution des
campagnes.
Contexte
L’appel à la santé pour tous a été véritablement
relégué en arrière-plan depuis les réformes du secteur de la santé et
les privatisations, dont les résultats désastreux ont coûté la vie à
bien des femmes et des enfants. C’est pourquoi nous devons reprendre l’appel
pour y inclure la préoccupation de la santé des femmes dans le cadre des
soins de santé primaires (SSP). Les SSP sont un moyen essentiel pour
atteindre le plus de personnes possible dans les zones urbaines et rurales
ainsi que les personnes les plus démunies dans le monde et qui sont
actuellement exclues de toutes formes de soins.
La Banque mondiale joue depuis 1993 un rôle croissant
dans l’élaboration et la mise en œuvre de politiques de santé dans
les pays en développement. En revanche, le rôle de l’Organisation
mondiale de la santé s’est amoindri. Les politiques de santé
nationales, élaborées avec le support de l’OMS et de la Banque
mondiale, ont été redéfinies pour privilégier les privatisations, la
rentabilité et le développement de partenariats public-privé dans la
fourniture de soins de santé. Cette évolution a été dramatique pour la
santé des populations dans les pays pauvres et tout particulièrement
pour la santé des femmes. Nous constatons que dans les circonstances
présentes, les gouvernements n’ont guère voix au chapitre pour
protéger les besoins et intérêts de leurs populations dans la mesure
où ils sont, ou prétendent être, dépendants de la Banque mondiale pour
des prêts et « doivent » par conséquent se plier aux conditions
dictées par cette institution.
Depuis des années, les gouvernements et les
fondamentalistes religieux ont récusé le droit des femmes à décider
sur des questions essentielles dans leur vie. Les méthodes employées ont
consisté à mettre en place des politiques allant plus dans l’intérêt
des commerces privés soucieux de rentabilité que dans celui de l’équité
et de la qualité pour tous. Les fondamentalistes religieux ont pu influer
sur les décideurs politiques pour imposer une attitude patriarcale quant
à la vie sexuelle et reproductive des femmes. Le droit à la santé a
également échappé à bien des femmes qui n’ont pas su le réclamer du
fait qu’elles ont profondément intériorisé leur subordination et
parce que les conditions ne le permettent pas.
Partout dans le monde, le droit des femmes à la santé
doit être mis à l’ordre du jour des systèmes de soins de santé
primaires complets et des politiques sociales et économiques globales.
Notre campagne cherchera à ce que les besoins des femmes soient mis en
lumière à tous les niveaux des politiques et programmes de santé. Nous
nous associons au Mouvement populaire pour la santé dans leurs efforts
pour renforcer le soutien à l’approche des soins de santé primaires et
nous cherchons ensemble, le MPS et nos réseaux, à mobiliser les
énergies.
Que projetons-nous de faire?
Voici certaines des caractéristiques fondamentales des
soins de santé primaires énoncées dans la Déclaration d’Alma-Ata:
-
Des soins de santé universellement
accessibles
-
La participation des communautés
-
Des services peu coûteux et appropriés
-
Les SSP font partie intégrante du
développement social et économique
-
Les SSP comprennent les services de
prévention, de promotion et de soins curatifs
-
une collaboration inter- et
multisectorielle
Comme l’attestent les caractéristiques pointées
ci-dessus, les signataires d’Alma-Ata reconnaissaient que la santé
était une affaire politique liée à des questions de justice socio-économiques.
L’affirmation de la nécessité d’une participation communautaire et d’une
coopération intersectorielle était sans ambiguïté: en déclarant qu’il
ne fallait pas se contenter de combattre les symptômes mais également
les causes profondes d’une maladie ou d’un mauvais état de santé, on
reconnaissait qu’il fallait effectuer un changement radical dans l’approche
médicalisée de la santé. La Déclaration exhortait également les
gouvernements à prendre leurs responsabilités pour faire de la santé
pour tous une réalité; une demande qu’il convient de mettre en
exergue en ces temps de privatisations effrénées et de déplacement des
responsabilités vers des sphères non étatiques.
Nous avons intentionnellement choisi de centrer la
campagne sur l’accès des femmes à la santé et non aux services de
santé. Bien que les services de santé soient essentiels à nos yeux, ils
ne peuvent garantir par leur seule existence la santé des femmes et leurs
droits en matière de sexualité et de reproduction. Tout en désirant
nous attaquer aux besoins des femmes en matière de services de base, dont
les droits sexuels et génésiques font partie, nous voulons également
éclairer les «conditions environnantes» qui sont essentielles à une
femme pour bénéficier d’une bonne santé. Les politiques nationales et
internationales que nous connaissons actuellement ont pour conséquence d’accroître
la pauvreté des populations et de creuser encore plus l’écart entre
les riches et les pauvres; elles ont un impact direct sur les
possibilités qu’ont les femmes de rester en bonne santé et de jouir de
leurs droits en matière de sexualité et de reproduction.
Les droits sexuels et génésiques recouvrent divers
aspects qui sont liés au statut des femmes et peuvent être
préjudiciables à leur santé. C’est ainsi que les femmes sont plus
susceptibles d’être infectées par le virus du sida lors de rapports
sexuels; les femmes enceintes sont plus exposées aux violences
domestiques; les femmes demandent et reçoivent en général moins de
soins, à moins qu’elles ne tombent gravement malades. Voici certains
des problèmes sur lesquels le mouvement des femmes a attiré l’attention
depuis des années:
-
la violence envers les femmes
-
la mortalité et la morbidité maternelles
-
les droits et les services d’avortement
-
les maladies sexuellement transmissibles
-
le VIH-sida et les SSP
-
les maladies infectieuses comme la
tuberculose et le paludisme
-
La nécessité de contraceptions efficaces,
sans danger et respectueuses du bien-être des femmes ainsi que de
politiques non inspirées par le contrôle démographique
Il ne fait aucun doute que, dans de nombreux pays,
certains aspects des problèmes/maladies mentionnés ci-dessus ont été
pris en compte par les structures de soins de santé primaires existantes.
Citons l’exemple de l’Argentine et divers autres pays où jusqu’à
la moitié des années 1990, les femmes enceintes avaient la possibilité
de bénéficier de contrôles prénatals pendant leur grossesse; un peu
partout dans le monde, les soins maternels et infantiles ont été pour
une grande part dispensés par les centres de santé; des traitements
gratuits contre la tuberculose et le paludisme ont été offerts et des
programmes mis en place pour distribuer des remèdes de réhydratation
orale en cas de diarrhée. Et surtout, des contraceptifs ont été fournis
gratuitement dans de nombreuses régions du monde afin de réduire les
taux de natalité, comme le voulaient les programmes de contrôle
démographique. En fait, dans le cas de l’Inde et du Bangladesh, les
centres de soins de santé primaires ont souvent été accusés de manquer
d’antibiotiques alors qu’ils disposaient abondamment de contraceptifs
hormonaux, pourtant décriés pour leurs effets sur la santé des femmes.
Elargir la campagne au-delà du Réseau du RMFDR
Nous travaillerons ensemble avec nos membres pour
développer la campagne et les appels à l’action annuels qui l’accompagnent.
Nous proposons d’élargir la campagne en incluant d’autres mouvements
sociaux dont la finalité principale peut être autre que la santé des
femmes et les droits sexuels et génésiques. Nous pensons qu’en
conviant un éventail plus large de groupes, nous renforcerons la
solidarité et donnerons plus d’élan à nos revendications. Nous
agirons ensemble pour que soit mis un terme aux politiques (inter)nationales
de santé et autres politiques ayant un impact négatif sur la santé et
les droits sexuels et génésiques des femmes ainsi que sur leur accès à
la santé et aux soins de santé. Nous nous sommes tout particulièrement
associées au Mouvement populaire pour la santé (MPS, consulter pour plus
d’informations leur site Internet: www.phmovement.org)
dont nous coordonnons un cercle de travail sur la question de l’accès
des femmes à la santé.
Le Mouvement populaire pour la santé (MPS, auparavant
l’Assemblée populaire pour la santé, APS) est né en 1998 d’une
initiative internationale. Cette année-là, un groupe d’activistes pour
la santé, docteur-e-s, ONG travaillant sur la santé et les médicaments,
professionnel-le-s de la santé publique et universitaires se sont
retrouvés pour discuter de leurs profondes préoccupations devant la
détérioration de la situation sanitaire de la majorité des populations,
spécialement dans les pays pauvres. L’idée était d’élaborer une
analyse des politiques de santé au plan international et d’étudier
leurs effets sur les populations au niveau local et national, puis de
partir de cette analyse pour mener des campagnes à tous les niveaux et
revendiquer une meilleure fourniture de soins de santé pour les
populations défavorisées du monde.
Depuis juin 1999, le Bureau de coordination du RMFDR s’est
impliqué dans la coordination, d’abord de l’Assemblée populaire pour
la santé tenue en décembre 2000 au Bangladesh, puis, plus récemment, du
réseau international abrité par le MPS. De nombreuses activités sont
entreprises dans ce cadre par des organisations de base, un peu partout
dans le monde.
Ce que nous aimerions voir se réaliser:
Nous nous associons au Mouvement populaire pour la
santé pendant les trois prochaines années et demandons ensemble des
soins de santé primaires pour tous les peuples du monde. Dans le cadre de
cette revendication, nous aimerions mettre en avant, pour l’année
2003, le fait que les gouvernements doivent prendre leurs
responsabilités pour assurer la santé des femmes.
DECLARATION D'ALMA-ATA
Conférence Internationale sur les Soins de Santé Primaires, OMS, 1978
La Conférence internationale sur les soins de santé primaires réunie à
Alma-Ata ce douze septembre mil neuf cent soixante-dix-huit, soulignant la
nécessité d'une action urgente de tous les gouvernements, de tous les
personnels des secteurs de santé et du développement ainsi que de la
communauté mondiale pour protéger et promouvoir la santé de tous les
peuples du monde, déclare ce qui suit.
I.
La Conférence réaffirme avec force que la santé, qui est un état de
complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement
en l'absence de maladie ou d'infirmité, est un droit fondamental de
l'être humain, et que l'accession au niveau de santé le plus élevé
possible est un objectif social extrêmement important qui intéresse le
monde entier et suppose la participation de nombreux secteurs socio-économiques
autres que celui de la santé.
II.
Les inégalités flagrantes dans la situation sanitaire des peuples, aussi
bien entre pays développés et pays en développement qu'à l'intérieur
même des pays, sont politiquement, socialement et économiquement
inacceptables et constituent de ce fait un sujet de préoccupation commun
à tous les pays.
III.
Le développement économique et social, fondé sur un nouvel ordre
économique international, revêt une importance fondamentale si l'on veut
donner à tous le niveau de santé le plus élevé possible et combler le
fossé qui sépare, sur le plan sanitaire, les pays en développement des
pays développés. La promotion et la protection de la santé des peuples
sont la condition sine qua non d'un progrès économique et social
soutenu en même temps qu'elles contribuent à une meilleure qualité de
la vie et à la paix mondiale.
IV.
Les hommes ont le droit et le devoir de participer individuellement et
collectivement à la planification et à la mise en Ïuvre des mesures de
protection sanitaire qui leur sont destinées.
V.
Les gouvernements ont vis-à-vis de la santé des populations une
responsabilité dont ils ne peuvent s'acquitter qu'en assurant des
prestations sanitaires et sociales adéquates. L'un des principaux
objectifs sociaux des gouvernements, des organisations internationales et
de la communauté internationale tout entière au cours des prochaines
décennies doit être de donner à tous les peuples du monde, d'ici à
l'an 2000, un niveau de santé qui leur permette de mener une vie
socialement et économiquement productive. Les soins de santé primaires
sont le moyen qui permettra d'atteindre cet objectif dans le cadre d'un
développement empreint d'un véritable esprit de justice sociale.
VI.
Les soins de santé primaires sont des soins essentiels fondés sur des
méthodes et des techniques pratiques, scientifiquement valables et
socialement acceptables, rendus universellement accessibles aux individus
et aux familles au sein de la communauté grâce à leur pleine
participation, et à un coût que la communauté et le pays peuvent
supporter à tous les stades de leur développement et dans un esprit
d'autoresponsabilité et d'autodétermination. Ils font partie intégrante
tant du système de santé national dont ils sont la cheville ouvrière et
le foyer principal que du développement économique et social général
de la communauté. Ils sont le premier niveau de contact des individus, de
la famille et de la communauté avec le système national de santé,
rapprochant le plus possible les soins de santé de l'endroit où les gens
vivent et travaillent, et ils constituent le premier élément d'un
processus continu de protection sanitaire.
VII.
Les soins de santé primaires:
-
reflètent les conditions économiques et les
caractéristiques socioculturelles et politiques du pays et des
communautés dont ils émanent et sont fondés sur l'application des
résultats pertinents de la recherche sociale et biomédicale et de la
recherche sur les services de santé, ainsi que sur l'expérience de la
santé publique;
-
visent à résoudre les principaux problèmes de santé de la
communauté, en assurant les services de promotion, de prévention, de
soins et de réadaptation nécessaires à cet effet;
-
comprennent au minimum: une éducation concernant
les problèmes de santé qui se posent ainsi que les méthodes de
prévention et de lutte qui leur sont applicables, la promotion de bonnes
conditions alimentaires et nutritionnelles, un approvisionnement suffisant
en eau saine et des mesures d'assainissement de base, la protection
maternelle et infantile y compris la planification familiale, la
vaccination contre les grandes maladies infectieuses, la prévention et le
contrôle des endémies locales, le traitement des maladies et lésions
courantes et la fourniture de médicaments essentiels;
-
font intervenir, outre le secteur de la santé, tous
les secteurs et domaines connexes du développement national et
communautaire, en particulier l'agriculture, l'élevage, la production
alimentaire, l'industrie, l'éducation, le logement, les travaux publics
et les communications, et requièrent l'action coordonnée de tous ces
secteurs;
-
exigent et favorisent au maximum l'autoresponsabilité de la
collectivité et des individus et leur participation à la planification,
à l'organisation, au fonctionnement et au contrôle des soins de santé
primaires, en tirant le plus large parti possible des ressources locales,
nationales et autres, et favorisent à cette fin, par une éducation
appropriée, l'aptitude des collectivités à participer;
-
doivent être soutenus par des systèmes
d'orientation/recours intégrés, fonctionnels et se soutenant
mutuellement, afin de parvenir à l'amélioration progressive de services
médico-sanitaires complets accessibles à tous et accordant la priorité
aux plus démunis;
-
font appel tant à l'échelon local qu'à celui des services de recours
aux personnels de santé - médecins, infirmières, sages-femmes,
auxiliaires et agents communautaires, selon le cas, ainsi que, s'il y a
lieu, praticiens traditionnels - tous formés socialement et techniquement
pour travailler en équipe et pour répondre aux besoins de santé
exprimés par la collectivité.
VIII.
Tous les gouvernements se doivent d'élaborer au plan national des
politiques, des stratégies et des plans d'action visant à introduire et
à maintenir les soins de santé primaires dans un système national de
santé complet et à les coordonner avec l'action d'autres secteurs. à
cette fin, il sera nécessaire que s'affirme une volonté politique, pour
mobiliser les ressources du pays et utiliser rationnellement les
ressources extérieurs disponibles.
IX.
Tous les pays se doivent de coopérer dans un esprit de solidarité et de
service en vue de faire bénéficier des soins de santé primaires
l'ensemble de leur population, puisque l'accession de la population d'un
pays donné à un niveau de santé satisfaisant intéresse directement
tous les autres pays et profite à tous. Dans ce contexte, le rapport
conjoint FISE/OMS sur les soins de santé primaires constitue une base
solide pour l'avenir du développement et du fonctionnement des soins de
santé primaires dans le monde entier.
X.
L'humanité tout entière pourra accéder à un niveau acceptable de
santé en l'an 2000 si l'on utilise de façon plus complète et plus
efficace les ressources mondiales dont une part considérable est
actuellement dépensée en armements et en conflits armés. Une politique
authentique d'indépendance, de paix, de détente et de désarmement
pourrait et devrait permettre de dégager des ressources supplémentaires
qui pourraient très utilement être consacrées à des fins pacifiques et
en particulier à l'accélération du développement économique et social
dont les soins de santé primaires, qui en sont un élément essentiel,
devraient recevoir la part qui leur revient.
La Conférence internationale sur les soins de santé
primaires demande instamment que soit lancée d'urgence, aux plans
national et international, une action efficace pour développer et mettre
en Ïuvre les soins de santé primaires dans le monde entier et, en
particulier, dans les pays en développement, conformément à l'esprit de
la coopération technique et d'un nouvel ordre économique international.
Elle appelle les gouvernements, l'OMS et le FISE et les autres
organisations internationales ainsi que les organismes multilatéraux et
bilatéraux, les organisations non gouvernementales, les organismes de
financement, tous les personnels de santé et l'ensemble de la communauté
mondiale à appuyer au plan national et international l'engagement de
promouvoir les soins de santé primaires et à lui fournir un soutien
technique et financier accru, en particulier dans les pays en
développement. La Conférence les exhorte tous à collaborer pour
instaurer, développer et maintenir les soins de santé primaires
conformément à l'esprit et à la lettre de la présente déclaration.
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