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Last Update:  July 19, 2005 

 
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Salud de la mujer
Santé des femmes
Women's Health

 

Informations documentaires relatives à la Campagne pour l’accès des femmes à la santé (CAFS/WAHC)

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SOMMAIRE

Women's Global Network for Reproductive Rights WGNRR 

Informations documentaires relatives à la Campagne pour l’accès des femmes à la santé (CAFS/WAHC)

Réseau mondial des femmes pour les droits sur la reproduction

De 2003 à 2005, le Bureau de coordination du RMFDR coordonnera la Campagne pour l’accès des femmes à la santé en étroite collaboration avec le Mouvement populaire pour la santé (MPS). Les activités principales s’articuleront autour du 28 mai, Journée internationale d’action pour la santé des femmes, sans toutefois s’y limiter. Le Bureau de coordination produira du matériel de campagne pour les membres du Réseau et d’autres groupes intéressés. Il s’impliquera également dans des activités, rencontres et conférences organisées dans le cadre de la campagne et tiendra les participantes régulièrement au courant des événements s’y rapportant. Les rapports/articles envoyés au Bureau de coordination seront communiqués aux autres participantes de sorte que nous nous stimulions et nous tenions informées les unes les autres. La campagne se concentrera sur les objectifs spécifiques exposés dans la Déclaration d’Alma-Ata de 1978 (URSS) relatifs à la réalisation de « la santé pour tous d’ici l’an 2000 ». Elle montrera quels sont les thèmes qui font défaut à cette vision en matière de santé des femmes. Ce faisant, nous ne ferons pas qu’éclairer les points faibles de l’application de la Déclaration d’Alma-Ata; nous montrerons aussi notre solidarité avec le concept de soins de santé primaires, thème plus général défendu par le Mouvement populaire pour la santé au cours des prochaines années. Lors de la rencontre de tous les ministres de la Santé à l’Assemblée mondiale pour la santé en mai 1999, l’appel à «la santé pour tous d’ici l’an 2000 », tel qu’énoncé en 1978, a été reformulé en termes de « Santé pour tous au 21e siècle » et les objectifs ont été reportés à 2020. Qu’est-il advenu de la vision d’Alma-Ata?

Les concepts soulignés dans la Déclaration d’Alma-Ata (1978) constitueront l’essence de trois appels à l’action consécutifs (2003-2005). Le thème spécifique de la santé et des droits sexuels et génésiques formera un point d’application venant renforcer les revendications.

Le slogan de cette campagne de 3 ans, sera « la santé pour tous - la santé pour les femmes ». La revendication essentielle est que les soins de santé primaires soient donnés à toutes les personnes et à tous les peuples du monde et qu’ils prennent en compte, en théorie et en pratique, les besoins des femmes en matière de santé sexuelle et génésique. Pour 2003, le slogan de la campagne s’adresse aux gouvernements nationaux: « Gouvernements: prenez vos responsabilités pour assurer la santé des femmes ». Les slogans pour 2004 et 2005 seront choisis en fonction des contributions des membres du RMFDR qui ont exprimé la volonté de prendre part à l’évolution des campagnes.


Contexte
L’appel à la santé pour tous a été véritablement relégué en arrière-plan depuis les réformes du secteur de la santé et les privatisations, dont les résultats désastreux ont coûté la vie à bien des femmes et des enfants. C’est pourquoi nous devons reprendre l’appel pour y inclure la préoccupation de la santé des femmes dans le cadre des soins de santé primaires (SSP). Les SSP sont un moyen essentiel pour atteindre le plus de personnes possible dans les zones urbaines et rurales ainsi que les personnes les plus démunies dans le monde et qui sont actuellement exclues de toutes formes de soins.

La Banque mondiale joue depuis 1993 un rôle croissant dans l’élaboration et la mise en œuvre de politiques de santé dans les pays en développement. En revanche, le rôle de l’Organisation mondiale de la santé s’est amoindri. Les politiques de santé nationales, élaborées avec le support de l’OMS et de la Banque mondiale, ont été redéfinies pour privilégier les privatisations, la rentabilité et le développement de partenariats public-privé dans la fourniture de soins de santé. Cette évolution a été dramatique pour la santé des populations dans les pays pauvres et tout particulièrement pour la santé des femmes. Nous constatons que dans les circonstances présentes, les gouvernements n’ont guère voix au chapitre pour protéger les besoins et intérêts de leurs populations dans la mesure où ils sont, ou prétendent être, dépendants de la Banque mondiale pour des prêts et « doivent » par conséquent se plier aux conditions dictées par cette institution.

Depuis des années, les gouvernements et les fondamentalistes religieux ont récusé le droit des femmes à décider sur des questions essentielles dans leur vie. Les méthodes employées ont consisté à mettre en place des politiques allant plus dans l’intérêt des commerces privés soucieux de rentabilité que dans celui de l’équité et de la qualité pour tous. Les fondamentalistes religieux ont pu influer sur les décideurs politiques pour imposer une attitude patriarcale quant à la vie sexuelle et reproductive des femmes. Le droit à la santé a également échappé à bien des femmes qui n’ont pas su le réclamer du fait qu’elles ont profondément intériorisé leur subordination et parce que les conditions ne le permettent pas.

Partout dans le monde, le droit des femmes à la santé doit être mis à l’ordre du jour des systèmes de soins de santé primaires complets et des politiques sociales et économiques globales. Notre campagne cherchera à ce que les besoins des femmes soient mis en lumière à tous les niveaux des politiques et programmes de santé. Nous nous associons au Mouvement populaire pour la santé dans leurs efforts pour renforcer le soutien à l’approche des soins de santé primaires et nous cherchons ensemble, le MPS et nos réseaux, à mobiliser les énergies.


Que projetons-nous de faire?
Voici certaines des caractéristiques fondamentales des soins de santé primaires énoncées dans la Déclaration d’Alma-Ata:

  • Des soins de santé universellement accessibles

  • La participation des communautés

  • Des services peu coûteux et appropriés

  • Les SSP font partie intégrante du développement social et économique

  • Les SSP comprennent les services de prévention, de promotion et de soins curatifs

  • une collaboration inter- et multisectorielle

Comme l’attestent les caractéristiques pointées ci-dessus, les signataires d’Alma-Ata reconnaissaient que la santé était une affaire politique liée à des questions de justice socio-économiques. L’affirmation de la nécessité d’une participation communautaire et d’une coopération intersectorielle était sans ambiguïté: en déclarant qu’il ne fallait pas se contenter de combattre les symptômes mais également les causes profondes d’une maladie ou d’un mauvais état de santé, on reconnaissait qu’il fallait effectuer un changement radical dans l’approche médicalisée de la santé. La Déclaration exhortait également les gouvernements à prendre leurs responsabilités pour faire de la santé pour tous une réalité; une demande qu’il convient de mettre en exergue en ces temps de privatisations effrénées et de déplacement des responsabilités vers des sphères non étatiques.

Nous avons intentionnellement choisi de centrer la campagne sur l’accès des femmes à la santé et non aux services de santé. Bien que les services de santé soient essentiels à nos yeux, ils ne peuvent garantir par leur seule existence la santé des femmes et leurs droits en matière de sexualité et de reproduction. Tout en désirant nous attaquer aux besoins des femmes en matière de services de base, dont les droits sexuels et génésiques font partie, nous voulons également éclairer les «conditions environnantes» qui sont essentielles à une femme pour bénéficier d’une bonne santé. Les politiques nationales et internationales que nous connaissons actuellement ont pour conséquence d’accroître la pauvreté des populations et de creuser encore plus l’écart entre les riches et les pauvres; elles ont un impact direct sur les possibilités qu’ont les femmes de rester en bonne santé et de jouir de leurs droits en matière de sexualité et de reproduction.

Les droits sexuels et génésiques recouvrent divers aspects qui sont liés au statut des femmes et peuvent être préjudiciables à leur santé. C’est ainsi que les femmes sont plus susceptibles d’être infectées par le virus du sida lors de rapports sexuels; les femmes enceintes sont plus exposées aux violences domestiques; les femmes demandent et reçoivent en général moins de soins, à moins qu’elles ne tombent gravement malades. Voici certains des problèmes sur lesquels le mouvement des femmes a attiré l’attention depuis des années:

  • la violence envers les femmes

  • la mortalité et la morbidité maternelles

  • les droits et les services d’avortement

  • les maladies sexuellement transmissibles

  • le VIH-sida et les SSP

  • les maladies infectieuses comme la tuberculose et le paludisme

  • La nécessité de contraceptions efficaces, sans danger et respectueuses du bien-être des femmes ainsi que de politiques non inspirées par le contrôle démographique

Il ne fait aucun doute que, dans de nombreux pays, certains aspects des problèmes/maladies mentionnés ci-dessus ont été pris en compte par les structures de soins de santé primaires existantes. Citons l’exemple de l’Argentine et divers autres pays où jusqu’à la moitié des années 1990, les femmes enceintes avaient la possibilité de bénéficier de contrôles prénatals pendant leur grossesse; un peu partout dans le monde, les soins maternels et infantiles ont été pour une grande part dispensés par les centres de santé; des traitements gratuits contre la tuberculose et le paludisme ont été offerts et des programmes mis en place pour distribuer des remèdes de réhydratation orale en cas de diarrhée. Et surtout, des contraceptifs ont été fournis gratuitement dans de nombreuses régions du monde afin de réduire les taux de natalité, comme le voulaient les programmes de contrôle démographique. En fait, dans le cas de l’Inde et du Bangladesh, les centres de soins de santé primaires ont souvent été accusés de manquer d’antibiotiques alors qu’ils disposaient abondamment de contraceptifs hormonaux, pourtant décriés pour leurs effets sur la santé des femmes.


Elargir la campagne au-delà du Réseau du RMFDR
Nous travaillerons ensemble avec nos membres pour développer la campagne et les appels à l’action annuels qui l’accompagnent. Nous proposons d’élargir la campagne en incluant d’autres mouvements sociaux dont la finalité principale peut être autre que la santé des femmes et les droits sexuels et génésiques. Nous pensons qu’en conviant un éventail plus large de groupes, nous renforcerons la solidarité et donnerons plus d’élan à nos revendications. Nous agirons ensemble pour que soit mis un terme aux politiques (inter)nationales de santé et autres politiques ayant un impact négatif sur la santé et les droits sexuels et génésiques des femmes ainsi que sur leur accès à la santé et aux soins de santé. Nous nous sommes tout particulièrement associées au Mouvement populaire pour la santé (MPS, consulter pour plus d’informations leur site Internet: www.phmovement.org) dont nous coordonnons un cercle de travail sur la question de l’accès des femmes à la santé.

Le Mouvement populaire pour la santé (MPS, auparavant l’Assemblée populaire pour la santé, APS) est né en 1998 d’une initiative internationale. Cette année-là, un groupe d’activistes pour la santé, docteur-e-s, ONG travaillant sur la santé et les médicaments, professionnel-le-s de la santé publique et universitaires se sont retrouvés pour discuter de leurs profondes préoccupations devant la détérioration de la situation sanitaire de la majorité des populations, spécialement dans les pays pauvres. L’idée était d’élaborer une analyse des politiques de santé au plan international et d’étudier leurs effets sur les populations au niveau local et national, puis de partir de cette analyse pour mener des campagnes à tous les niveaux et revendiquer une meilleure fourniture de soins de santé pour les populations défavorisées du monde.

Depuis juin 1999, le Bureau de coordination du RMFDR s’est impliqué dans la coordination, d’abord de l’Assemblée populaire pour la santé tenue en décembre 2000 au Bangladesh, puis, plus récemment, du réseau international abrité par le MPS. De nombreuses activités sont entreprises dans ce cadre par des organisations de base, un peu partout dans le monde.


Ce que nous aimerions voir se réaliser:
Nous nous associons au Mouvement populaire pour la santé pendant les trois prochaines années et demandons ensemble des soins de santé primaires pour tous les peuples du monde. Dans le cadre de cette revendication, nous aimerions mettre en avant, pour l’année 2003, le fait que les gouvernements doivent prendre leurs responsabilités pour assurer la santé des femmes.


DECLARATION D'ALMA-ATA
Conférence Internationale sur les Soins de Santé Primaires, OMS, 1978

La Conférence internationale sur les soins de santé primaires réunie à Alma-Ata ce douze septembre mil neuf cent soixante-dix-huit, soulignant la nécessité d'une action urgente de tous les gouvernements, de tous les personnels des secteurs de santé et du développement ainsi que de la communauté mondiale pour protéger et promouvoir la santé de tous les peuples du monde, déclare ce qui suit.

I.
La Conférence réaffirme avec force que la santé, qui est un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en l'absence de maladie ou d'infirmité, est un droit fondamental de l'être humain, et que l'accession au niveau de santé le plus élevé possible est un objectif social extrêmement important qui intéresse le monde entier et suppose la participation de nombreux secteurs socio-économiques autres que celui de la santé.

II
.
Les inégalités flagrantes dans la situation sanitaire des peuples, aussi bien entre pays développés et pays en développement qu'à l'intérieur même des pays, sont politiquement, socialement et économiquement inacceptables et constituent de ce fait un sujet de préoccupation commun à tous les pays.

III.
Le développement économique et social, fondé sur un nouvel ordre économique international, revêt une importance fondamentale si l'on veut donner à tous le niveau de santé le plus élevé possible et combler le fossé qui sépare, sur le plan sanitaire, les pays en développement des pays développés. La promotion et la protection de la santé des peuples sont la condition sine qua non d'un progrès économique et social soutenu en même temps qu'elles contribuent à une meilleure qualité de la vie et à la paix mondiale.

IV.
Les hommes ont le droit et le devoir de participer individuellement et collectivement à la planification et à la mise en Ïuvre des mesures de protection sanitaire qui leur sont destinées.

V.
Les gouvernements ont vis-à-vis de la santé des populations une responsabilité dont ils ne peuvent s'acquitter qu'en assurant des prestations sanitaires et sociales adéquates. L'un des principaux objectifs sociaux des gouvernements, des organisations internationales et de la communauté internationale tout entière au cours des prochaines décennies doit être de donner à tous les peuples du monde, d'ici à l'an 2000, un niveau de santé qui leur permette de mener une vie socialement et économiquement productive. Les soins de santé primaires sont le moyen qui permettra d'atteindre cet objectif dans le cadre d'un développement empreint d'un véritable esprit de justice sociale.

VI.
Les soins de santé primaires sont des soins essentiels fondés sur des méthodes et des techniques pratiques, scientifiquement valables et socialement acceptables, rendus universellement accessibles aux individus et aux familles au sein de la communauté grâce à leur pleine participation, et à un coût que la communauté et le pays peuvent supporter à tous les stades de leur développement et dans un esprit d'autoresponsabilité et d'autodétermination. Ils font partie intégrante tant du système de santé national dont ils sont la cheville ouvrière et le foyer principal que du développement économique et social général de la communauté. Ils sont le premier niveau de contact des individus, de la famille et de la communauté avec le système national de santé, rapprochant le plus possible les soins de santé de l'endroit où les gens vivent et travaillent, et ils constituent le premier élément d'un processus continu de protection sanitaire.

VII.
Les soins de santé primaires:

  1. reflètent les conditions économiques et les caractéristiques socioculturelles et politiques du pays et des communautés dont ils émanent et sont fondés sur l'application des résultats pertinents de la recherche sociale et biomédicale et de la recherche sur les services de santé, ainsi que sur l'expérience de la santé publique;

  2. visent à résoudre les principaux problèmes de santé de la communauté, en assurant les services de promotion, de prévention, de soins et de réadaptation nécessaires à cet effet;

  3. comprennent au minimum: une éducation concernant les problèmes de santé qui se posent ainsi que les méthodes de prévention et de lutte qui leur sont applicables, la promotion de bonnes conditions alimentaires et nutritionnelles, un approvisionnement suffisant en eau saine et des mesures d'assainissement de base, la protection maternelle et infantile y compris la planification familiale, la vaccination contre les grandes maladies infectieuses, la prévention et le contrôle des endémies locales, le traitement des maladies et lésions courantes et la fourniture de médicaments essentiels;

  4. font intervenir, outre le secteur de la santé, tous les secteurs et domaines connexes du développement national et communautaire, en particulier l'agriculture, l'élevage, la production alimentaire, l'industrie, l'éducation, le logement, les travaux publics et les communications, et requièrent l'action coordonnée de tous ces secteurs;

  5. exigent et favorisent au maximum l'autoresponsabilité de la collectivité et des individus et leur participation à la planification, à l'organisation, au fonctionnement et au contrôle des soins de santé primaires, en tirant le plus large parti possible des ressources locales, nationales et autres, et favorisent à cette fin, par une éducation appropriée, l'aptitude des collectivités à participer;

  6. doivent être soutenus par des systèmes d'orientation/recours intégrés, fonctionnels et se soutenant mutuellement, afin de parvenir à l'amélioration progressive de services médico-sanitaires complets accessibles à tous et accordant la priorité aux plus démunis;

  7. font appel tant à l'échelon local qu'à celui des services de recours aux personnels de santé - médecins, infirmières, sages-femmes, auxiliaires et agents communautaires, selon le cas, ainsi que, s'il y a lieu, praticiens traditionnels - tous formés socialement et techniquement pour travailler en équipe et pour répondre aux besoins de santé exprimés par la collectivité.

VIII.
Tous les gouvernements se doivent d'élaborer au plan national des politiques, des stratégies et des plans d'action visant à introduire et à maintenir les soins de santé primaires dans un système national de santé complet et à les coordonner avec l'action d'autres secteurs. à cette fin, il sera nécessaire que s'affirme une volonté politique, pour mobiliser les ressources du pays et utiliser rationnellement les ressources extérieurs disponibles.

IX.
Tous les pays se doivent de coopérer dans un esprit de solidarité et de service en vue de faire bénéficier des soins de santé primaires l'ensemble de leur population, puisque l'accession de la population d'un pays donné à un niveau de santé satisfaisant intéresse directement tous les autres pays et profite à tous. Dans ce contexte, le rapport conjoint FISE/OMS sur les soins de santé primaires constitue une base solide pour l'avenir du développement et du fonctionnement des soins de santé primaires dans le monde entier.

X.
L'humanité tout entière pourra accéder à un niveau acceptable de santé en l'an 2000 si l'on utilise de façon plus complète et plus efficace les ressources mondiales dont une part considérable est actuellement dépensée en armements et en conflits armés. Une politique authentique d'indépendance, de paix, de détente et de désarmement pourrait et devrait permettre de dégager des ressources supplémentaires qui pourraient très utilement être consacrées à des fins pacifiques et en particulier à l'accélération du développement économique et social dont les soins de santé primaires, qui en sont un élément essentiel, devraient recevoir la part qui leur revient.

La Conférence internationale sur les soins de santé primaires demande instamment que soit lancée d'urgence, aux plans national et international, une action efficace pour développer et mettre en Ïuvre les soins de santé primaires dans le monde entier et, en particulier, dans les pays en développement, conformément à l'esprit de la coopération technique et d'un nouvel ordre économique international. Elle appelle les gouvernements, l'OMS et le FISE et les autres organisations internationales ainsi que les organismes multilatéraux et bilatéraux, les organisations non gouvernementales, les organismes de financement, tous les personnels de santé et l'ensemble de la communauté mondiale à appuyer au plan national et international l'engagement de promouvoir les soins de santé primaires et à lui fournir un soutien technique et financier accru, en particulier dans les pays en développement. La Conférence les exhorte tous à collaborer pour instaurer, développer et maintenir les soins de santé primaires conformément à l'esprit et à la lettre de la présente déclaration.

 

 

 
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