L’Assemblée populaire pour la santé
Au commencement
Au commencement, on avait des milliers de personnes dans le monde qui se démenaient au travers de grandes ou petites initiatives pour concrétiser leur rêve d’un monde où tous vivraient en bonne santé. Dans les années 1970, caractérisées par l’optimisme, la joie et la compassion, cela paraissait possible. Ce n’est pas un hasard si la Déclaration d’Alma Ata signée par 134 gouvernements en 1978 promettait la « santé pour Tous en 2000 ». Mais à l’approche du millénaire, le système de santé équitable n’était encore nulle part. Pourtant les optimistes n’ont pas baissé les bras. Ils savaient que dans le Tiers Monde, croulant sous les dettes, les soins de santé étaient menacés de privatisation. Ainsi pour rappeler au monde l’engagement pris en des temps meilleurs, ces optimistes se sont réunis dans un grand élan de solidarité.
La rencontre

D’une seule et même voix, l’assemblée a condamné les institutions internationales, les multinationales et les gouvernements qui mènent des politiques anti-populaires. Les multinationales qui mettent la pression pour obtenir des politiques qui font passer le profit avant les gens, les partisans de la libéralisation qui recommandent aux gouvernements de réduire les dépenses dans le secteur social comme la santé et l’éducation, tous ont fait l’objet de critiques cinglantes. Au total, 1453 participants venus de 75 pays différents se sont retrouvés pour élaborer et signer un accord consensuel baptisé la Charte populaire pour la santé. Cette charte consigne la vision, les objectifs, les principes et les appels à l’action qui unissent tous les membres du mouvement MPS. Il s’agit de l’accord sur la santé le plus largement approuvé depuis la Déclaration d’Alma Ata.
Le Mouvement : de Savar à Cuenca


